Le geste, la bague. 

os, laiton, cordelette, peinture acrylique, vernis, 2019.

Bague issue de la collection Ornementale, chapitre Primitive. 

Os et laiton gravés, percés et peints,  cordelette peinte et nouée.


Cette bague est le fruit d'un questionnement autour du geste de se parer, qu'elle illustre à travers ses matières et sont atmosphère archaïque. Le geste de se parer est-il un geste archaïque, primitif, ou un marqueur de notre sophistication ? Pourquoi nous parons nous ? 


Les bijoux les plus anciens identifiés sont des coquillages percés qui dateraient d’environ 75 000 ans. Ces coquillages, découverts en Afrique du Sud, présentaient des perforations et des facettes d’usure, ce qui tente à prouver qu’ils furent bien portés. Aujourd'hui, nous ne sommes plus des "primitifs" mais des "civilisés", "évolués". Nous pensons que nos parures élaborées, nos usages, nos codes, nos meurs et nos modes sont autant de résultantes de cela. 

Nous associons volontiers l'apparat à quelque chose qui peut être artificiel, superflu ou sophistiqué, pourtant, nous réalisons exactement le même geste que nos ancêtres, pour les mêmes raisons, poussés par les mêmes besoins, entre signe d'appartenance, marqueur sociale, recherche de symboles, besoin de se rassurer, de se sentir protéger à travers un objet grigris, etc.